Cinq nouvelles notes de recherche disponibles

Dans le cadre du cours « Nouvelles technologies et crimes » (CRI 6234) offert dans le programme de maîtrise en criminologie à l’Université de Montréal, les étudiants réalisent pendant la session un travail de recherche qui doit porter sur un sujet en lien avec les crimes à forte composante technologique et leurs répercussions sociales.

Malgré des contraintes de temps très courtes pour choisir et s’approprier un sujet, les travaux remis font souvent preuve d’une grande originalité et reflètent un investissement intellectuel qui dépasse la simple recherche d’une bonne note.

Il me parait dommage à chaque fin de semestre que ces documents ne bénéficient pas d’une plus large diffusion en dépit de leur intérêt manifeste, et j’ai donc proposé cette année aux étudiants qui le souhaitaient de publier leurs travaux sur le site de la chaire.

Cinq d’entre eux ont accepté (par ordre alphabétique):

Audrey Asseman analyse à travers une revue de la littérature le phénomène du vol de données au sein des organisations, en se penchant sur l’ampleur de celui-ci, sur les facteurs de risque organisationnels qui permettent d’expliquer ce type de comportements, ainsi que sur les mécanismes de prévention pouvant être mis en oeuvre pour y faire face.

David Castonguay examine quant à lui les procédés d’ingénierie sociale qu’utilisent les pirates informatiques pour se procurer des informations ou accéder à des systèmes à l’aide du concept des biais cognitifs développés depuis quelques années par les psychologues.

Émilie Crittin nous invite à découvrir le monde secret des communautés virtuelles de pédophiles et d’hébéphiles, et la manière dont ces groupes utilisent la technologie comme outil de soutien, de diffusion des connaissance et de solidarité interne contre l’hostilité perçue de la société à leur égard.

Anne-Marie Pratte revisite des études menées sur la sécurité des données personnelles et la confiance envers les institutions chargées du contrôle de certaines formes de cybercriminalité, en essayant d’identifier les variables personnelles, sociodémographiques et sociales qui permettent de comprendre dans quelles conditions cette confiance est accordée ou refusée.

Nancy Ryan s’intéresse enfin au fonctionnement du marché illicite des médicaments en ligne, en analysant à travers des données tirées de forum de discussion réunissant des clients réguliers de ce marché les processus qui conduisent vendeurs et acheteurs à entrer sur le marché, ainsi qu’à maintenir ou au contraire interrompre une relation commerciale.

J’espère que la lecture de ces travaux stimulants vous procurera autant de plaisir qu’ils m’en ont donné lors de leur correction.

Ce contenu a été mis à jour le 30 juin 2015 à 13 h 35 min.

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