Chercheurs associés à la Chaire
Benoît Dupont est professeur agrégé de criminologie, chercheur régulier au Centre International de Criminologie Comparée et titulaire de la Chaire. Les travaux de cette Chaire visent à mieux saisir les principales mutations qui affectent le domaine de la sécurité privée et publique. Trois axes seront favorisés : les relations entre les secteurs privé et public, le rôle des technologies et les risques qu'elles représentent pour la vie privée, et comment l'identité est morcelée, validée et protégée pour correspondre aux nouveaux besoins de sécurité. Par ailleurs, Benoît Dupont est affilié au Centre de recherche sur les origines, les causes et la dynamique de la criminalité et du terrorisme (Centre of Excellence in Policing and Security , Griffith University, Australie). Ce centre de recherche, nouvellement créé en 2007, travaillera de concert avec de nombreux experts internationaux de la sécurité provenant d'Australie, du Royaume-Uni, des États-Unis, de l'Afrique du Sud, d'Israël et du Canada.
"De Big Brother aux Little Brothers", une entrevue de Benoît Dupont au journaliste Brian Myles, du Devoir.
Benoît Gagnon est chercheur associé à la Chaire. Il détient une maîtrise en relations internationales de l’Université du Québec à Montréal et il est présentement doctorant à l'École de criminologie de l’Université de Montréal. Il est aussi assistant de recherche à l’Équipe de recherche sur le terrorisme et l’antiterrorisme au Canada (ERTA). Ses recherches portent principalement sur les questions de sécurité, notamment le terrorisme, la cybercriminalité, la protection des infrastructures critiques et les menaces émergentes. Benoît Gagnon est également membre de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie, du Computer Security Institute, de l’Association canadienne pour les études de renseignement et de sécurité et de l’International Association for Counterterrorism and Security Professionals. Enfin, il est codirecteur de l’ouvrage Repenser le terrorisme : concept, acteurs et réponses, paru à l’automne 2007 aux Presses de l’Université Laval. Benoît Gagnon anime également un blog sur l'analyse du risque.
"Surveiller la surveillance", un entretien du journal Forum avec Benoît Gagnon, à l'occasion du lancement de son ouvrage sur le terrorisme.
Emmanuel-Pierre Guittet est chercheur associé à la chaire. Il détient un doctorat de science politique de l’Université Paris X – Nanterre. Il est présentement maître de conférences en sciences politiques à l’Université de Manchester (UK). Il est membre du Managing Editorial Board de la revue International Political Sociology (Blackwell) et membre du collectif CASE (Critical Approaches to Security in Europe). Ses travaux portent sur l’antiterrorisme, les questions de défense, de sécurité et de surveillance. Il est l’auteur notamment d’Antiterrorisme clandestin, antiterrorisme officiel. Chroniques espagnoles de la coopération en Europe (Montréal: Athéna éditions, 2009), co-éditeur avec A. Scherrer et D. Bigo de Mobilités sous surveillance (Montréal: Athéna éditions, 2010) de «Military Activities inside National Territory: the French Case», in, Terror, Insecurity and Liberty (London: Routledge, 2008), de «L’imposition de l’agenda politique espagnol à l’Europe de l’antiterrorisme», in, La guerre globale contre le terrorisme. La sécurité contre les libertés et la démocratie ? (Paris: La Découverte, 2008) et l’un des auteurs du collectif «Critical Approaches to Security in Europe. A Networked Manifesto», Security Dialogue, Vol.37 (4), 2006.
Massimiliano Mulone est chercheur associé à la Chaire. Il détient une licence en psychologie de l’Université de Genève, obtenue en 2000, ainsi qu'une maîtrise de Criminologie de l’Université de Montréal en 2003. Il mène actuellement une thèse de doctorat à l’École de Criminologie de l’Université de Montréal sous la direction de Benoît Dupont et de Jean-Paul Brodeur, intitulée Gouvernance de la sécurité et conquête du champ: de la sécurité privée à la police. Il a publié en 2008 dans la revue Déviance et Société un article rédigé en collaboration avec Benoît Dupont et intitulé Gouvernance de la sécurité et capital : Les gestionnaires de la sécurité privée.
Jean-Loup Richet est chercheur associé à la Chaire. Après des études à Telecom EM (Institut National des Télécommunications) et à la London School of Economics, il est actuellement en Mphil à l’IAE Paris / HEC Paris. Ses centres d’intérêts sont liés à la cybercriminalité : de l’étude du marketing à la frontière du crime (Black Hat SEO, adware et spyware) au marketing du crime (l’industrie du Malware et le Pay-Per-Install) en passant par l’innovation dans l’économie du cybercrime. Il a publié de nombreux articles dans des revues professionnelles (Global Security Mag, I-Entreprise, Green Business), conférences académiques (CIPIC 2011, York Deviancy Conference, British Society of Criminology Conference), revues académiques (Analyses Stratégiques) et anime un blog sur le Cybercrime. Il est membre du Post-Graduate Committee de la British Society of Criminology.
Amandine Scherrer est chercheure associée à la Chaire. Elle est titulaire d’un doctorat de science politique de l’Institut d’Études Politiques de Paris (Sciences-Po). Elle est présentement chercheure invitée à l’Université de Manchester. Elle est membre de la Chaire Oppenheimer de droit international public de l’Université de McGill et du G8 Research Group de l’Université de Toronto. Elle est également membre du Managing Editorial Board de la revue International Political Sociology (Blackwell) et du comité de rédaction de la revue Cultures & Conflits (Harmattan). Ses travaux portent sur le G8, les groupes d’experts internationaux sur la criminalité transnationale organisée, les représentations du crime et les questions de sécurité en Relations internationales. Elle est l’auteur notamment de The G8 against Transnational Organized Crime (Aldershot: Ashgate, 2009), coéditrice avec E.-P. Guittet et D. Bigo de Mobilités sous surveillance (Montréal: Athéna éditions, 2010), auteur de «International Policy Discourses on Transnational Organised Crime: the Role of an International Expertise», in, Defining and Defying Organised Crime: Discourse, Perceptions and Reality (London: Routledge, 2010) et co-auteur avec B. Dupont de «Nœuds ou champs ? La délicate analyse de l’expertise internationale sur la criminalité transnationale organisée et le terrorisme», Revue canadienne de Criminologie (à paraître, 2010).
Samuel Tanner est chercheur associé à la Chaire. Après avoir obtenu sa thèse de doctorat à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, portant sur la question de la participation de bandes armées dans le contexte de la violence de masse qui s’est produite en ex-Yougoslavie, en 2008, il a entrepris un stage postdoctoral au Center for International Studies, au Massachusetts Institute of Technology. Dans le prolongement de sa thèse, ses recherches postdoctorales ont porté sur une analyse comparative, entre le Rwanda et l’ex-Yougoslavie, des modalités par lesquelles les bandes armées ont participé aux violences de masse dans ces deux contextes géographiques. Depuis janvier 2010, Samuel Tanner est professeur adjoint à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Ses intérêts de recherche actuels portent sur la police transnationale, les sorties de guerre et les enjeux sécuritaires qui les accompagnent, et en particulier le rôle et la participation de la police civile – CIVPOL – aux opérations internationales de paix. Parmi ses publications récentes, on relève : Benoît Dupont & Samuel Tanner (2009), «Not Always a Happy Ending : The Organizational Challenge of Deploying and Reintegrating Civilian Police Peacekeepers (a Canadian Perspective)», Policing and Society, Vol. 19(2) : 134-146.

